Profession : seigneur de Dangeau, la Motte de Saint-Georges, Diziers, Bréviande et des Bardillières.
1 conjoint
3 activités
Louis II de COURCILLON
Seigneur de Dangeau, la Motte de Saint Georges, Diziers, Bréviande et des Bardillières.
Comme ancien de l'église de Dangeau, il prend part aux travaux du synode provincial tenu à Châtillon sur Loing en 1614. Il est député de l'Orléanais au synode national de Tonneins et assiste en 1619 à l'assemblée de Loudun. L'année suivante, les protestants de l'Orléanais le choisissent encore pour les représenter à l'assemblée de la Rochelle ; immobilisé par une maladie, il est remplacé par Jaucourt. En 1626, il se plaint au synode national de Castres de ce que le Pasteur de Dangeau ne le nomme ni lui ni sa femme dans les prières publiques [Haag].
Il occupe une grande position dans le pays. Le 12 novembre 1652, Louis XIV lui écrit une lettre où "Sur la confiance qu'il a en sa sage conduite et sa prudence, il lui dit qu'il lui serait chose agréable de représenter la noblesse du pays chartrain qui a beaucoup de croyance en lui".
Un testament olographe daté du 4 avril 1630 nous apprend qu'il n'a pas encore d'enfants.
Par un testament du 2 juillet 1658, rédigé au cours de sa dernière maladie, il fait foi de zélé protestant et manifeste hautement le désir d'être inhumé sans pompe dans le cimetière des protestants de Dangeau.
Le partage des biens de Louis de Courcillon a lieu le 5 août 1658 devant le bailli de la Châtellenie de Dangeau.
Il se marie avec Charlotte des Noues de la Tabarière, fille et héritière de Jacques, seigneur de la Tabarière, baron de Sainte-Hermine, et d'Anne de Mornay du Plessis (fille de Philippe de Mornay, dit Duplessis-Mornay, surnommé le pape des huguenots par les catholiques), dont :
1. Philippe, seigneur suivant,
2. Suzanne, mariée le 5 décembre 1654 avec Louis du Plessis-Liancourt, marquis de la Perrine, son cousin, fils de David et de Hélène de la Place, décédé vers 1666. Veuve et tutrice de ses six enfants, elle se réfugie au château de Dangeau qu'elle gérait et où se tenait le prêche réformé, le marquis étant à Paris. Elle abjure le calvinisme entre les mains de l'abbé Sarraute, et devient janséniste.
3. Elisabeth, convertie en 1686 après avoir été cloîtrée dans un couvent de Poitiers [Haag], mariée le 15 juillet 1658 avec Frédéric-Henri de Suzannet, marquis de la Forêt,
4. Catherine, mariée par contrat du 17 décembre 1658 passé devant maître Cachin, notaire à Dangeau, avec Jean Guischard, alias M. de Péray, seigneur du Perray (commune d'Orrouer) et de Renay (près Vendôme), né vers 1621, capitaine au régiment de Salis, veuf de Marguerite de Coutances, dame de Chaliers, fils de Jean, qualifié de gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi (1677), et de Charlotte de la Place ; il meurt le 5 octobre 1690 à Pignerol.
5. Louis, dit l'abbé de Dangeau, né en janvier 1643 à Paris, décédé le 1er janvier 1723. Il est élevé, comme son frère et ses sœurs, dans la religion calviniste, à laquelle il restera attaché plus longtemps que Philippe. Il renonce à l'hérésie en 1668. En 1667, le roi lui avait donné une mission extraordinaire en Pologne, où il rencontra Emile Altieri qui, devenu le pape Clément X, lui conféra, après sa conversion, le titre de camérier d'honneur, titre confirmé par Innocent XII. En 1680, le roi lui donne l'abbaye de Fontaine-Daniel, il obtiendra celle de Clermont en 1710. Il est également prieur de Gournay sur Marne, Renty et Saint Arnoul. En 1682, il remplace l'abbé Cottin à l'Académie française. En 1698, il est agrégé à l'Académie des Ricovrati de padoue,
6. Charlotte, célibataire, dame de Bazoches en Dunois,
7. Hélène-Françoise, célibataire, dame de Bazoches en Dunois. A la révocation de l'Édit de Nantes, elle est enfermée au Calvaire ; libérée, elle se retire à la Haye où elle fonde deux pensionnats pour les jeunes personnes de qualités qui appartenaient au Refuge [Haag].